Camper à Yosemite

Camper à Yosemite

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C’est donc avec une voiture bourrée à craquer que nous sommes partis tous les 4 un mercredi soir en direction du parc national de Yosemite. On plutôt direction Dimond O. Campground, notre camping.

Un camping pas si facile à trouver et à réserver. Pour cause, la plupart des campings à l’intérieur du parc de Yosemite sont généralement complets 2-3 mois à l’avance.

Pourquoi ? N’oublions pas que les américains n’ont en tout et pour tout que 3 semaines de vacances par an. Du coup, ils les planifient bien à l’avance et favorisent souvent le camping qui est beaucoup moins cher et qu’ils apprécient tout particulièrement.

 

La réservation

 

search camping
Searching camping spots in Yosemite. Photo de GotCredit / Flickr

Ainsi lorsque nous avons souhaité réserver (à peine 3 semaines en avance) sur Recreation.gov il n’y avait plus rien de disponible, mis à part les campings “First come, first served” (soit premiers arrivés, premiers servis).

Heureusement nous avons découvert l’existence du site ReserveAmerica qui recense des centaines de campings privés dans toute l’Amérique du Nord. Après des heures passées à éplucher tous les campings situés à moins de 70 miles du parc en étudiant stratégiquement position géographique, temps de trajet jusqu’au parc, installations, photos et commentaires des campeurs – on a failli frôlé la crise d’hystérie – nous avons fini par réserver notre emplacement.

 

L’arrivée de nuit

 

camping nuit
Arrivée la nuit au camping. Photo par ArupMalakar / Flickr

De nuit, nous suivons le GPS sur une petite route forestière qui nous mène au bout de nulle part, pardon, au camping. Dimond O. Campground c’est un peu l’archétype du camping rudimentaire américain perdu en pleine nature. 
A l’arrivée, pas un bruit ni âme qui vive. Il fait nuit noire. Nous trouvons notre emplacement grâce aux phares de la voiture.

Notre emplacement est plutôt spacieux et bien espacé des autres (rien à voir avec les campings français, où l’on s’entasse les uns sur les autres). Il dispose d’un foyer et d’une grille pour le feu, d’un coffre anti-ours (voir plus loin) et d’une table avec bancs en bois.
Une arrivée d’eau et des toilettes sèches sont situées plus loin, et c’est tout !  Pas de douches, pas d’évier, pas de laverie, pas de supérettes, pas de lumières, rien !

C’est la totale expérience de pleine nature… ou presque car autour de nous, il y a quand même pas mal de RV (Recreational Vehicle). Et je ne parle pas ici du bon vieux camping-car que l’on retrouve chez nous en France, mais carrément du “bus de tournée” avec douche, clim et tout le confort compris. Nous sommes bien aux Etats-Unis, le pays du “gear” : ici on s’équipe, et pas qu’un peu !

 

La peur de l’ours

 

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The fear of the Big Bad Bear during camping

La nature sauvage est bien réelle aux États-Unis. Du coup, aux abords des parcs nationaux et espaces naturels protégés, il est important de respecter un certain nombre de règles et consignes concernant la faune sauvage. Notamment les ours.

J’en viens donc à notre coffre anti-ours (appelé ici “bear canister” ) souvent présent dans les campings, à l’entrée des pistes de randonnée ou dans les parcs.
Le coffre anti-ours, c’est un compartiment métallique étanche conçu pour placer tous les produits odorants (victuailles, mais aussi crème, déodorants…) des visiteurs / randonneurs / campeurs à l’abri des ours, afin d’éviter qu’ils ne viennent les renifler de trop près et vous agresser par la même occasion !

Je dois dire qu’il y avait peu de chance que l’on croise une famille d’ours à Dimond O., mais les accidents arrivent quand même plus régulièrement que l’on ne croit. Tous ces panneaux “Beware of Bear” et consignes affichés partout entretiennent quand même une certaine peur et fascination du méchant ours…

 

Le feu de camp

 

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Feu de camp. Photo par Walid Mahfoud / Flickr

Déjà 9h30 du soir, on monte les tentes à la lueur de nos lampes frontales (qui nous donnent l’allure de spéléologues maladroits) et on lance un feu pour faire griller nos saucisses, qui se révèleront être un total fail.
Note pour plus tard : éviter les goûts originaux à tout prix, les saucisses “spicy chicken” et “garlic, spinach” ont eu du mal à passer !

La soirée se passe agréablement, une canette de bière en main, nous regardons le ciel étoilé tout en écoutant les crépitements du feu et les bruits étouffés de la nature environnante. C’est quand même bien le camping.

 

Les toilettes sèches

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Scary dry vaults during camping

Après le repas, vient ensuite le moment tant redouté : le passage aux toilettes sèches.
Je vous le rappelle il n’y a pas de douches ni d’eau pour se laver ou faire la vaisselle, du coup le désinfectant pour main et les lingettes nettoyantes sont devenus nos meilleurs amis !

Les toilettes sèches c’est encore une autre histoire. Pour faire court, ce sont juste des cuvettes posées sur un puits couvert d’immondices et de moucherons, qui sentent à des kilomètres à la ronde. Je vous laisse imaginer l’odeur quand il fait chaud… Il faut donc se préparer psychologiquement à y entrer. Surtout la nuit, dans le noir complet.

Il faut avoir un bon petit côté baroudeur et aventurier (ou être très bien équipé) pour passer toute une semaine dans ce type de camping… ou bien alors avoir 20 ans ! Bizarrement passé la trentaine, ça devient tout de suite plus difficile de se réveiller en pleine forme après avoir dormi seulement 8 4 heures sur un sol bien dur.

Voilà pour notre expérience du camping américain, différente. 🙂

 

Les conseils à retenir :

 

Good to know

 

  • Toujours réserver à l’avance les campings, minimum 2-3 mois à Yosemite et plus de 6 mois à l’avance pour Yellowstone. Sinon choisir l’option des campings “first come, first served” ou ceux plus éloignés des parcs.

 

  • S’équiper ! Voici ma liste (de survie) des indispensables à emporter avec soi :

 

des lampes frontales ou lampes torches – histoire de ne pas se casser la gueule dans le noir.

 une tente, sac de couchage, petits oreillers et matelas gonflables.

 du bois pour le feu : le “camp wood” s’achète généralement sur place, on en trouve souvent en vente dans les campings ou dans les supérettes des parcs. Du coup, ne pas oublier les allumettes / le briquet [cela me rappelle l’excellente scène du film “Le 5ème élément“], du papier journal et du charbon éventuellement pour lancer le feu.

 des couverts, verres et assiettes en carton, un couteau qui coupe, des piques en bois (utiles pour griller les marshmallows ou faire des brochettes).

 des bouteilles d’eau, des victuailles, de la viande à griller.

 des lingettes nettoyantes et du désinfectant – histoire de (tenter de) rester propre.

 une glacière pour garder au frais boissons, bières, viandes et autres produits périssables. On peut facilement se procurer des paquets de glace dans les stations services et autres supérettes.

 un réchaud, si vous ne pouvez pas vous passer de votre café matinal. C’est cependant tout de suite plus encombrant. Nous, nous en sommes passés.

 

  • Se protéger des ours en rangeant la nourriture et les produits odorants dans les coffres anti-ours, ou à défaut dans des sacs étanches, éloignés de votre tente. A REI, vous pouvez même acheter votre propre boîte anti-ours portable !

 

  • Profiter de l’expérience. Camper aux États-Unis, malgré le côté rustique et rudimentaires des installations, a son charme. C’est un bon moyen pour profiter du grand air et de la nature, et cela permet généralement d’être au cœur du parc dès le matin, ou d’effectuer des randonnées sur plusieurs jours. En plus, c’est vraiment peu cher : pour 2 nuits passées à Dimond O. pour 4 personnes, nous avons seulement payés $57 ! Ce qui revient à peine $15 par personne par nuit.

 

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Bonjour, moi c'est Camille, geek dotée d'une âme curieuse et voyageuse. J'ai démarré ce blog en avril 2015 en tant que Frenchie fraîchement débarquée en Californie pour raconter ma nouvelle vie d'expatriée, mes impressions, découvertes et explorations de la baie de San Francisco. --- Hi, I'm Camille, a geek with a wandering and curious soul. I started this blog in April 2015 as a newly-landed Frenchy in California to tell about my new expatriate life, my impressions, discoveries and explorations of the San Francisco Bay.

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